Sax on the brain
Posted on 18 April 2012 by citymag
Derrière tout musicien et son instrument, il y a une histoire, le récit de leur rencontre, comment ils sont tombés amoureux. Olivier Sliepen n’avait que huit ans lorsqu’il a été incité à rejoindre la fanfare de Bettembourg où son frère aîné jouait le cor. « Il fallait choisir un instrument à vent. Il leur manquait une clarinette, mais j’ai opté pour le saxophone. J’aimais sa forme et c’était un instrument moins ‘sage’. » Dès le début, Olivier lui est dévoué. « J’ai eu la chance de toujours tomber sur d’excellents professeurs. Je n’ai jamais eu besoin qu’on me pousse pour répéter, je voulais toujours être prêt pour la prochaine leçon. » À 12 ans, il annonce son désir de devenir musicien professionnel. « Il arrive un moment où, pour mieux jouer, on ne peut faire autrement que d’en faire un métier. »
Quelques années et beaucoup de récompenses plus tard, il fait la connaissance de trois autres passionnés au Conservatoire d’Amsterdam. Ensemble, ils forment aujourd’hui l’Amstel Quartet. Leur 8e album Amstel Tracks Now ! a été présenté à la Philharmonie en février et les quatre saxophonistes seront en tournée aux États-Unis ce mois-ci. Ce qui les distingue – à part leur talent – c’est leur musique. « On ne fait pas de jazz. On ne joue que des morceaux qui ont été composés : du classique, du contemporain, des cross-over. Bien sûr, si la musique a été écrite avant l’invention du saxophone, comme du Bach, on fait des transcriptions. » Le résultat ? Le saxophone à son paroxysme, avec son pouvoir lancinant et sa voix quasi humaine.
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