Série (4) Chefs de groupes politiques: Martine Mergen
Posted on 10 May 2012 by citymag
La présidente du Parti chrétien social (CSV) au conseil communal nous parle de ses racines dans la capitale et des principales difficultés auxquelles celle-ci est confrontée.
Très jeune, Martine Mergen s’intéresse à la politique ; elle siège au conseil d’éducation de son école et rejoint rapidement les rangs du parti chrétien social. « Je fais partie de ceux qui pensent que l’on devrait pouvoir changer les choses avec lesquelles on n’est pas d’accord », explique-t-elle. Son choix de se rallier au CSV est né de sa conviction que c’est le parti du peuple qui représente des points de vue variés et qui sera le plus à même de répondre aux besoins et aux aspirations du citoyen.
Un équilibre difficile
Ce n’est qu’en 2000 que Martine Mergen entre au conseil communal. Quatre ans plus tard, elle obtient un siège au parlement et est élue au collège échevinal de la ville, où elle est alors chargée de l’enseignement et de l’environnement, lorsque Claude Wiseler entre au gouvernement. Mais elle continue à travailler en tant que médecin au Centre Hospitalier de Luxembourg, où elle est notamment responsable de la prison de Schrassig. « J’essaye de séparer complètement les deux activités, mais c’est un équilibre difficile à trouver », reconnaît-elle. Elle a pourtant obtenu une dérogation qui lui permet de travailler à la Chambre des députés et au conseil communal. « Mais je ne pourrais jamais abandonner la médecine ; je suis très attachée à ma profession. »
Ville natale
Martine Mergen est une vraie native de la capitale. Elle est née à Limpertsberg, a grandi à Cents et, après avoir passé 12 ans en Autriche pour ses études, elle est revenue vivre à Limpertsberg. « Ayant été guide touristique, j’ai toujours été très attachée à ma ville. J’aime vraiment vivre et travailler ici. » En tant que présidente du CSV au conseil, Mme Mergen travaille principalement à l’élaboration de la stratégie politique. Elle est également vice-présidente du CSV au parlement.
Patrimoine architectural
Au niveau de la politique locale, Mme Mergen s’intéresse surtout au patrimoine architectural de la ville, ainsi qu’à son histoire et à sa culture. « Mais je m’intéresse aussi à l’image extérieure de la ville, en tant que capitale nationale et européenne. » Selon elle, le problème du logement est le plus grand défi auquel la ville doit actuellement faire face. « Luxembourg est en train de devenir une ville pour les très riches et les célibataires. Les jeunes familles sont obligées de quitter la ville à cause des prix de l’immobilier. »
Problèmes de développement durable
En outre, ajoute-t-elle, plus on crée de zones commerciales (comme c’est le cas à Gasperich, au Kirchberg et à Hollerich), plus il devient difficile pour les gens de pouvoir vivre à proximité de leur lieu de travail. « Et cela ne va pas dans le sens du développement durable, parce que la façon la plus simple de résoudre les problèmes de circulation serait de faire en sorte que les gens qui travaillent dans la ville habitent dans la ville. » En revanche, Mme Mergen est fière que la ville soit réputée pour sa tolérance et son multiculturalisme. « Peu de capitales sont aussi colorées que la nôtre et peuvent se vanter d’une telle harmonie. Les étrangers apprécient ces qualités, et nous devons considérer cela comme une opportunité. »









